deuxième esquisse

marais Capel

L’utopie : Un processus
Les cheminées sont détruites après 30 ans d’activité. Des lumières ballons captifs prennent leur place. La disparition brutale est empêchée, le territoire reste visible aux alentours par ces points hauts maintenus.  Les lumières ballons mettront 30 ans à descendre, 30 années pour venir à la rencontre du sol où
des poches végétales pionnières, artificiellement mises en place par l’homme, sont installées sur le site de la centrale. Des liaisons sont imaginées vers la Garonne, élément géographique repère, charriant le vivant, graine, pollen…. La colonisation végétale commence.
Une limite respectant la mémoire du parcellaire historique est installée, trace qui perdure encore aujourd’hui, elle est poreuse, perméable à la végétation, à la faune, aux intrépides et elle mettra elle même 30 ans pour disparaitre. Elle est une des conditions pour que ce possible existe.
A l’aide des 30 ans la rencontre s’effectuera entre les lumières ballons et le matelas végétal, entre ce qui descend et ce qui monte, entre ce qui  se construit à l’intérieur et ce qui gagne de l’extérieur.
Les mouvements coordonnés de la végétation, de la faune, des hommes venus chaque année ramener graduellement au sol les lumières ballons, des aventureux ayant percé la limite ici et là, façonnent les espaces.
C’est alors bientôt la fin de ce processus et sûrement le début d’un autre.
L’événement
Donner à voir le dehors par un dedans perméable, une mise en situation accueillante par rapport au territoire. Un seuil, un passage, où le dehors et le dedans se traversent permettant l’écoute et la parole à partager autour d’une utopie. Mise en représentation du rêve par des éléments symboliques et concrets. La scénographie est propre au lieu.

 

depuis le marais Capel

L’installation

Quatre éléments sont additionnés pour permettre de l’écoute de l’utopie :

–              La limite de la parcelle du territoire est symbolisée par un réseau de câbles électriques tendu entre  des mâts. La parcelle est encerclée à mi hauteur par le réseau, un ensemble d’ampoules est semée sur cette périphérie.  Au sol des câbles cheminent dans les mêmes axes. Tout prendra valeur à la tombée de la nuit.

–              Un tulle est dressé en bordure de la micro parcelle, entre le visiteur et le site observé, ainsi l’image de la centrale et de ses cheminées peut s’inscrire dans ce cadre provisoire. Cette image encadrée, ainsi fixée, permet  la concentration des regards, un point de vue commun à partir d’un poste d’observation proposé comme idéal.

–              Les lumières ballons sont mises en place dans le cadre image en surimpression, à l’arrière du tulle, la superposition, l’alignement des éléments est constaté depuis le poste d’observation indiqué comme tel.

–              En pieds du cadre image, ainsi qu’en périphérie du poste d’observation, des godets de plantes de friche, des fragments d’un paysage rêvé, artificiellement conditionné par l’homme, sont disposés. Ainsi au début, avant que le visiteur ne pénètre le territoire, la vision de l’installation est celle esquissée dans le rêve, celle du vivant dans son entièreté. Les godets pourront être touchés, déplacés, appréhendés pour s’asseoir dans la parcelle, puis possiblement emmener chez soi à l’issue de la rencontre.

Les hauts parleurs du Chantier mobile, diffuseront un texte écrit préalablement racontant les différents constats puis l’utopie imaginée. Un échange entre visiteurs pourra avoir lieu après l’écoute.

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