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Tous les articles de Eric Blosse
Une installation produite par Bruit du Frigo
dans le cadre du TUBE,
Estacade de Cenon, le 19 et 20 mars 2016,
direction de l’évènement :
Annabelle Eyboulet pour Bruit du Frigo


En réponse à une invitation de Stéphanie Aubin, quatre artistes venus des arts visuels, de la danse et du cirque, ont participé à l’expérience des Etonnistes #3. Cette 3e aventure (le projet date de 2005) a eu lieu au CENTQUATRE-PARIS. Quatre créateurs-interprètes, aux parcours aussi singuliers qu’atypiques, ont partagé activement avec les spectateurs leurs émerveillements et leurs étonnements, face à l’expérience de l’art… Performance hors norme, Les Etonnistes #3 invite le public à y dessiner son propre cheminement.
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S’il y a bien une question qu’il paraît incongru |
Partant du principe qu’il suffit pour cela d’être sur la même longueur d’ondes, ils proposent au public des écouteurs sans fil et chuchotent à leurs oreilles. Tout le monde n’entendant pas la même chose, voici qu’une partie de l’assistance se lève tandis qu’une autre semble vouloir rejoindre la scène… La pièce se disjoint et démultiplie les occasions pour tous de se retrouver, comme dans la vie, face à une oeuvre, ensemble, et pourtant si différents… À mi-chemin entre performance physique et verbale, Les Étonnistes #3 s’offrent au public comme une expérience artistique à vivre, une forme étrange à traverser : « L’art comme expérience », dirait le philosophe John Dewey. |
écrit et interprété par :
Alain Michard, Chloé Moglia, Julie Nioche, Michel Schweizer
conception : Stéphanie Aubin
régie générale et son : Nicolas Martz
création et régie lumière : Eric Blosse
production déléguée : le CENTQUATRE-PARIS – coproduction : le Manège de Reims, Scène nationale.
Images extraites d’une vidéo de travail spectacle à Terrasson
groink
Groink
opéra de trois soues
pour les enfants à partir de 4 ans
création novembre 2015
Opéra National de Bordeaux (33) – Terrasson (24)
« Groink.
C’est Nif Naf et Nouf accrochés à leur maman Rosetta !
Trois petits dodus. Pas toqués bien vivants. Tout roses et tout ronds. Tout moelleux.
Tout le temps ils courent. Partout ils jouent. Tout joufflus charnus. Oouh ! On en mangerait.
Surtout prenez bien garde au grand méchant Jack.
L’grand méchant loup ! »
GROINK, opéra de trois soues, s’appuie sur le conte traditionnel des Trois Petits Cochons respectant l’histoire originale mais remise au goût du jour avec la musique de Camille Rocailleux et les mots de Philippe Gauthier.
Une oeuvre avant tout rythmique et énergique où la percussion, la voix, les corps sont indissociables d’une écriture pleine de couleurs et de clins d’œil.
Dans cette œuvre joyeuse, légère et grave à la fois, il est question d’enfance, de jeu, de fraternité, de séparation, de peur et de dévoration, de construction et surtout de grandir !
Distribution
Les petits cochons
Jérémie Abt – percussions
Théo Mérigeau– percussions
Sven Clerx – percussions
La mère des petits cochons – Le loup –
Romie Estèves – chant lyrique, Mezzo Soprano
Direction, mise en scène : Stéphane Guignard
Composition musicale : Camille Rocailleux
Texte : Philippe Gauthier
Scénographie : Philippe Casaban et Éric Charbeau
Lumières : Éric Blosse
Costumes : Hervé Poeydomenge
Collaboration artistique : Sophie Grelié
Régie lumière : Véronique Bridier ou Benoit Lepage
Régie son : Fabrice Lefèvre
photos : Pierre Planchenault
Illuminations
de Aurélio EDLER-COPES
pour voix, viole de gambe, viole d’amour, électronique et lumières
de l’obscurité vers la source des idées lumineuses,ces illuminations de l’esprit qui ont conduit à l’expression d’états de conscience éclairée et visionnaire.Les écrits d’Hildegarde von Bingen – abbesse, poétesse, musicienne, peintre et visionnaire du 12ème siècle – nourriront cette recherche, notamment la composition des Chants de l’extase
de l’obscurité vers la source des idées lumineuses,ces illuminations de l’esprit qui ont conduit à l’expression d’états de conscience éclairée et visionnaire.Les écrits d’Hildegarde von Bingen – abbesse, poétesse, musicienne, peintre et visionnaire du 12ème siècle – nourriront cette recherche, notamment la composition des Chants de l’extase
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| 19 juillet 1978, Taxco, Mexique, Hôtel Victoria, chambre 80. © Denis Roche. |
Si l’on considère, d’une part, et c’est une opinion assez généralement répandue, que dans une vie de photographe il y a grosso modo une centaine d’images qui peuvent être retenues, qui seront encore belles cent ans plus tard, et qui tiendront toujours sur un mur de musée et dans quelque ordre que ce soit ; et si l’on considère, d’autre part, que les photos sont prises, en moyenne, au 125e de seconde, on est bien obligé d’en déduire qu’au total, dans toute l’entièreté de sa vie et de son travail, quelle qu’ait été son obstination, et la joie même, la fureur joyeuse de son entreprise, il n’aura retenu qu’un peu moins d’une seconde de tout ce qui se passait devant lui, des gens qu’il aura dévisagés, des événements innombrables et des actions en tout genre auxquels il se sera trouvé mêlé, de la beauté magnifique d’un corps nu qu’il aura aimé, d’un reflet, si éphémère soit-il, dans le miroir d’une chambre d’hôtel ou dans la vitre d’une fenêtre un instant entrebaîllée.
Denis Roche
Denis Roche
Pendant deux ans, la chorégraphe Sylvie Balestra, accompagnée de l’auteure dramatique Catherine Zambon et du compositeur François Dumeaux ont rencontré les ouvriers de trois usines en Fumélois : métallurgie, briqueterie et agroalimentaire.
Du dialogue établi avec ces hommes et femmes qui ont donné leurs corps à leurs entreprises, de leurs témoignages, de cette imprégnation est née une partition vivante, PIÈCE ÉBAUCHÉE, mise en espace par Sylvie Balestra et créer dans une usine encore en activité.
Musique, texte et danse racontent comment le travail façonne les corps et les vies.
// Équipe //
Sylvie Balestra, chorégraphe
François Dumeaux, compositeur
Catherine Zambon, auteure de théâtre
Marion Castaillet-Dhomps, danseuse
Pierre-Michaël Faure, danseur
Loïc Lachaize, régisseur son
// Co-producteur // OARA, Fumel-Communauté
// Les Rendez-vous //
> 14 novembre 2013, rencontres des artistes au Pavillon 108 à Fumel (47)
> 19 novembre 2013, lectures chez l’habitant
> 22 janvier 2014, lectures chez l’habitant
> De fevrier à mai 2014, projection de videos-danse au cinéma Liberty, Monsempron-Libos
> 24 et 25 mai 2014, représentations de PIÈCE ÉBAUCHÉE
> Du 5 au 9 janvier 2015, residence à Gaillac (81)
> Du 11 au 22 avril 2015, residence à L’Usine de Tournefeuille (31)
> 23 avril 2015, représentation à L’Usine de Tournefeuille (31) en présence de Joelle Zask, philosophe.
> 5 et 6 juin 2015, représentations à La briquetterie de Monsemron-Libos (Fumel-Communauté)
(Eric Blosse, néant, néons !)
Maï Ishiwata – UTT – ©StephaneBellocq
la représentation de UTT, un solo fondateur datant de 1981, chorégraphié par Ko Murobushi pour Carlotta Ikeda et transmis à la danseuse Maï Ishiwata. Ce solo d’une force implacable, danse de la sorcière, de la femme dragon, de la fillette peu dégourdie et de la vie à la mort sous le sable, est un joyau du butô, ce mouvement contestataire japonais apparu dans les années 50 à Tokyo. Transmis juste avant son décès en septembre 2014 par Carlotta Ikeda, chorégraphié par une autre figure du butô, Ko Murobushi décédé lui aussi en juin 2015 au Mexique, UTT dans son décor sobre de lumière tient dans une onomatopée : “utt”, justement qui ne veut rien dire, sauf comme le laissait à entendre Carlotta Ikeda :
“UTT est un cri, comme si on recevait un coup brutal dans le ventre.”
Marie-Christine Vernay
http://delibere.fr/critiques/danse/
La révélation Maï Ishiwata
Mais si on doit retenir le nom d’une danseuse en ce début de festival, ce sera celui de Maï Ishiwata. Dans la petite salle du Colisée, elle donnait « Utt », solo créé par Ko Murobushi pour Carlotta Ikeda en 1981. Cette dernière a eu le temps de transmettre cette œuvre à Maï. Carlotta et Ko nous ont quittés l’un après l’autre. Reste « Utt », fabuleux exercice à la beauté troublante. Que ce soit dans un kimono de coton blanc ou portant une coiffe bricolée de fleurs, Maï Ishiwata endosse ce rôle d’une femme dans tous les états de sa vie. Elle finira sur scène recroquevillée comme un enfant. De son visage parfois grotesque et parfois doux, elle fait le miroir de ses émotions. Le butô a ceci de fascinant qu’il permet de passer d’une humeur à une autre. « Utt » est également un exercice de concentration qui révèle ici une magnifique soliste. Le public ne s’y est pas trompé, qui a fait un triomphe à Maï Ishiwata.
lesechos.fr Philippe Noisette
Le butô selon Carlotta Ikeda (1941-2014) s’offre une courroie de transmission solide avec la reprise de son solo légendaire Utt (1981), interprété par Maï Ishiwata. Salle pleine, public au taquet, Le Temps d’aimer la danse (jusqu’au 20 septembre) est un observatoire de styles ouvert à tous.
Rosita Boisseau
Le Monde 14/09/2015
<p><a href= »https://vimeo.com/117152962″>Cie Ariadone/Carlotta Ikeda – UTT</a> from <a href= »https://vimeo.com/user20752459″>Ariadone-Carlotta Ikeda</a> on <a href= »https://vimeo.com »>Vimeo</a>.</p>
Concert au Musée des Arts Décoratifs de Bordeaux le 1 et 2 juillet 2015
ECLATS direction artistique : Stéphane Guignard
Photos Pierre Planchenault
lumière Eric Blosse
ECLIPSIS – de Aurélio EDLER-COPES – piano solo interprété par Guillaume Flamen
LEÇONS DE TENEBRES (2ème livre) – François COUPERIN – Voix et viole de gambe
interprété par Valérie Philippin, voix, Juliette Guignard, viole de gambe
BEFORE/AFTER SOUND – de Aurélio EDLER-COPES Voix et viole de gambe
interprété par Valérie Philippin, voix, Juliette Guignard, viole de gambe
LES FOLIES D’ESPAGNE – Marin MARAIS – viole de gambe
Juliette Guignard, viole de gambe
ILLUMINATION I – de Aurélio EDLER-COPES Voix et viole de gambe
interprété par Valérie Philippin, voix, Juliette Guignard, viole de gambe
m.duras_entretienavecfrancisbacon
Entretien avec Francis Bacon
Marguerite Duras
– Je ne dessine pas. Je commence à faire toutes sortes de taches. J’attends ce que j’appelle
« l’accident » : la tache à partir de laquelle va partir le tableau. La tache c’est l’accident. Mais
si on tient à l’accident, si on croit qu’on comprend l’accident, on va faire encore de
l’illustration, car la tache ressemble toujours à quelque chose.
On ne peut pas comprendre l’accident. Si on pouvait le comprendre, on comprendrait aussi
la façon avec laquelle on va agir. Or cette façon avec laquelle on va agir, c’est l’imprévu, on
ne peut jamais la comprendre : « It’s basically the technical imagination » : « l’imagination
technique ». J’ai beaucoup cherché comment appeler cette façon imprévisible avec laquelle on
va agir. Je n’ai jamais trouvé que ces mots-là : imagination technique.
Vous comprenez, le sujet est toujours le même. C’est le changement de l’imagination
technique qui peut faire se « retourner » le sujet sur le système nerveux personnel.
Imaginez des scènes extraordinaires, ce n’est pas intéressant du tout du point de vue de la
peinture, ça n’est pas l’imagination. L’imagination véritable est construite par l’imagination
technique. Le reste c’est l’imagination imaginaire, ça ne mène nulle part.
Je ne peux pas lire Sade pour cette raison. Ça ne me dégoûte pas complètement, mais ça
m’ennuie. De même il y a des écrivains mondialement connus que je ne peux pas lire non
plus. Ils écrivent des choses qui sont des histoires sensationnelles, seulement ça. But They
have not the technical sensation.
C’est toujours par les techniciens qu’on trouve les vraies ouvertures. L’imagination
technique c’est l’instinct qui travaille hors des lois pour retourner le sujet sur le système
nerveux avec la force de la nature.
Il y a bien des jeunes peintres qui creusent la terre, prennent de la terre et ensuite exposent
cette terre dans une galerie de peinture. C’est bête et ça prouve le manque d’imagination
technique. C’est intéressant qu’ils aient l’envie de changer le sujet à un point tel qu’ils en
arrivent à ça : arracher un morceau de terre et le mettre sur un socle. Mais ce qu’il faudrait,
c’est que la « force » avec laquelle ils arrachent la terre se « retourne ». Que le morceau de
terre soit arraché, oui, mais qu’il soit arraché à leur système personnel et fait avec leur
imagination technique.
– La notion de progrès dans la peinture est une fausse notion ?
– C’est une fausse notion. Prenez la peinture paléolithique du nord de l’Espagne – je ne me
rappelle pas du nom de la grotte. On trouve là, dans les figures, des mouvements qui jamais
n’ont été mieux saisis. Le futurisme est « entièrement » là. C’est la sténographie parfaite du
mouvement.
– La notion de progrès personnel est-elle fausse aussi.
– Moins fausse. On travaille sur soi-même pour se forcer à écorcher les choses de façon de
plus en plus aiguë.
– Le danger c’est quoi ?
– La systématisation. Et la croyance dans l’importance du sujet. Le sujet n’a aucune
importance.
Le talent peut régresser, repartir. Les exceptions de l’histoire sont Michel-Ange, Le Titien,
Vélasquez, Goya, Rembrandt : jamais de régression.
– On progresse comment.
– Work, Work makes work. Vous êtes d’accord ?
– Non. Il faut un départ. Sans quoi, inutile de travailler. Quand je lis certains livres je
trouve que, écrire d’une certaine façon, c’est encore moins écrire que de ne pas écrire du
tout. Que lire d’une certaine façon c’est encore moins lire que de ne pas lire du tout, etc.
– Avec la peinture c’est pareil. Mais on ne sait jamais avec l’imagination technique, elle
peut dormir et un jour se réveiller. Le principal c’est qu’elle soit là.
– Revenons aux taches de couleur.
– Oui. J’espère toujours qu’une tache va arriver sur laquelle je vais bâtir « l’apparence ».
– Ce sont toujours les taches qui partent les premières ?
– Presque toujours. Elles sont « les événements qui m’arrivent », mais qui arrivent par
moi, par mon système nerveux qui a été créé au moment de ma conception.
– Le « bonheur de peindre » est une notion aussi bête que celle du « bonheur d’écrire » ?
– Aussi bête.
– Vous sentez-vous en danger de mort lorsque vous peignez.
– Je deviens très nerveux. Vous savez, Ingres, il pleurait pendant des heures avant de
commencer un tableau. Surtout un portrait.
– Goya est surnaturel.
– Peut-être pas. Mais c’est fabuleux. Il a conjugué les formes avec l’air. Il semble que ses
peintures sont faites avec la matière de l’air. C’est extraordinaire, fabuleux. Le plus grand
Goya pour moi est à Castres, La Junte des Philippines.
– Le peinture, dans le monde, où en est-elle ?
– À un très mauvais moment. Parce que le sujet était tellement difficile on est parti dans
l’abstrait. Et logiquement, ça semblait être le moyen vers lequel la peinture devait aller. Mais
comme dans l’art abstrait on peut faire n’importe quoi, on arrive simplement à la décoration
alors, il semble que le sujet redevienne nécessaire parce que seul le sujet fait travailler tous les
instincts et chercher et trouver les moyens de l’exprimer, lui, le sujet. Vous voyez, nous
revenons à la technique.
– Vous n’avez jamais peint avant trente ans ?
– Non. Avant, j’étais un « drifter », comment traduisez-vous ?
– Dérivant.
– J’ai toujours regardé la peinture. Et à un moment donné je me suis dit : peut-être moimême.
J’ai mis quinze ans à essayer d’arriver à quelque chose. J’ai commencé à faire quelque
chose à quarante-cinq ans. La chance que j’ai eue c’est de ne jamais apprendre la peinture
avec des professeurs.
– La critique vis-à-vis de votre travail.
– Elle a toujours été contre moi. « Toujours », et « tous ». Depuis quelque temps il y en a
qui disent que je suis un génie, et d’autres choses comme ça, mais ça compte pour rien. Je
serai mort avant de savoir qui je suis parce que pour le savoir il faut que le temps passe. C’est
uniquement avec le temps qu’on commence à voir la valeur.
– On a souvent parlé ensemble de « l’accident ».
– Je ne peux pas le définir. On ne peut que parler « autour ». Dans ses lettres, Van Gogh
n’a fait lui aussi que parler « autour de la peinture ». Ses « touches », à la fin de sa vie, la
force de ses touches ne relèvent d’aucune explication.
– Essayer, de l’intérieur.
– Voilà : si on prenait de la matière et qu’on la jette contre un mur ou sur la toile on
trouverait tout de suite les traits du personnage qu’on voudrait retenir. Ce serait fait sans
volonté. On arriverait à un état immédiat du personnage et cela hors de l’illustration du sujet.
Quand des peintres qui repeignent les appartements font des taches sur le mur avant de
commencer leur travail il s’agit de la même façon d’obtenir un état immédiat de la matière.
Les expressionnistes abstraits américains ont essayé de peindre de cette façon, seulement avec
la force de la matière.
Ce n’est pas assez. C’est encore de la décoration.
La force ne doit pas être, n’est pas dans la force de jeter la matière. La force doit être
entièrement congelée dans le sujet. La matière jetée sur le mur, ce serait peut-être l’accident,
vous voyez. Ce qui arrive après c’est l’imagination technique.
– Duchamp ?
– Il a ruiné la peinture américaine pour cent ans. Tout vient de lui, et tous. Ce qui est
curieux, très curieux c’est qu’il faisait la peinture la plus esthétique du vingtième siècle. Mais
sa touche était tellement sûre, et son intelligence tellement sûre.
– L’accident, on peut aussi l’appeler la chance, le hasard ?
– Oui, ces mots sont tous les mêmes.
– Quel est le moment privilégié, comment se définit-il.
– C’est quand les « muscles » travaillent bien. Alors les taches semblent avoir plus de sens,
plus de force.
– Tout est concret.
– Tout. Je ne comprends pas mes tableaux mieux que les autres. Je les vois comme des
soupapes de mon imagination technique à différents niveaux. Personne ne comprend ce qu’il
y a de nouveau dans un tableau. Il n’y a personne à qui on peut montrer un tableau et qui soit
susceptible de voir ce qu’il y a de nouveau dans ce tableau.
– Vous dites ne pas comprendre, et vos tableaux éclatent d’intelligence.
– C’est possible ça ?
– Je le crois, j’ai connu une petite fille qui demandait : qu’est-ce que c’est la chaleur
quand il n’y a personne qui a chaud ? Je vous demande : qu’est-ce que c’est l’intelligence
quand la pensée en est absente. Qu’est-ce que l’intelligence quand personne n’éprouve ou
n’use de cette intelligence à des fins critiques, de jugement, etc. est-ce que nous ne sommes
pas très proches de ce que vous appelez l’instinct.
– Je suis d’accord. Je voudrais faire des portraits et toutes mes autres peintures avec le
même choc que celui que vous recevez dans la vie devant la « nature ».
– Et pour cela, vous croyez à ce travail dans l’imbécillité ?
– Absolument, complètement. Quelquefois le sens critique vient, le tableau devient visible
pendant un instant, puis il repart.
– Quand travaillez-vous ?
– Le matin, avec la lumière. L’après-midi, je vais dans des bars ou des salles de jeux.
Quelquefois je vois des amis. Pour travailler je dois être absolument seul. Personne dans la
maison. Mon instinct ne peut pas travailler avec les autres qui sont là – et quand on les aime
c’est pire – il peut seulement travailler avec la liberté.
La Quinzaine littéraire © 1971
article de Luc Chessel dans les Inrock du 25/03/2015
et puis
Conception, réalisation : Chloé Moglia
avec
Suspensives :
Mathilde Arsenault Van Volsem
Fanny Austry
Sandrine Duquesne
Carla Farreny Jimenez
Marlène Rubinelli Giordiano
Chloé Moglia
et selon alternances
Viivi Roiha
Marion Soyer
Son : JohannLoiseau
Régie générale et construction : Max Potiron
Lumière : Eric Blosse
Construction : Silvain Ohl
Remerciements : Michel Schweizer
Administration : Isabelle Van Daele
Production : Laurence Edelin
Images tirées d’une vidéo réalisée à l’AGORA d’EVRY
Low :
Film de Renaud Cojo
Philip Glass Symphony n°1 «Low»
Orchestre national d’Ile de France
Direction Enrique Mazzola
Avec : Pierre-Jérôme Adjedj, Bertrand Belin, Pierre Barachant, Uta Eisman, Ronan Favereau, Odile Hautemulle, Stéphane Lalloz, Louise Lecavalier, Eugene Moritz, Oscar Panisset-Barachant, Amandine Thiriet.
Direction technique : Benoit Arène. Chef opérateur/Directeur de la photographie : Denis Louis.
Assistante caméra : Natacha Raymond. Chef électricien : Benjamin Schmidt. Droniste : Cornelius Diemer.
Régisseur / Traduction : Pierre-Jérôme Adjedj. Assistante : Cyrielle Bloy. Costumes : Odile Béranger. Copiste : Laurence Jérôme. Accessoires : Renaud Cojo. Costumes à Berlin : Odile Hautemulle.
Réalisation : Renaud Cojo. Montage : Clément Rière. Producteur délégué : Cédric Walter (Spectre Production)
Journal de Nathan Adler :
Texte de David Bowie, Conception : Renaud Cojo.
Avec Bertrand Belin. Musique exécutée en direct : Stef Kamil Carlens.
Conception Vidéo : Laurent Rojol.
Scénographie : Eric Charbeau, Philippe Casaban.
Lumière : Eric Blosse
Heroes :
Philip Glass Symphonie n°4 «Heroes»
Orchestre national d’Ile de France
Direction Enrique Mazzola
Chorégraphie de Louise Lecavalier. Danseurs : Louise Lecavalier et Frédéric Tavernini.
Conception Vidéo : Laurent Rojol, Renaud Cojo.
crédit Photo : Xavier Cantat












































































































































































































